Prologue

♫ Prologue
Revenons un petit peu en arrière. Enlevez sept années à votre compte. Dans le Poudlard Express, il y a bel et bien trois jeunes gens dans une cabine. Un garçon roux, au physique plutôt comique. Un autre brun, avec de drôles de lunettes rondes. Et une charmante demoiselle, un air pointu, cheveux emmêlés, d'une couleur mielleuse. Plus loin, dans un autre wagon, trois autres adolescents attendent impatiemment l'arrivée. Un garçon, beau mais au physique orgueilleux, s'étalant à lui seul sur une banquette, les cheveux d'un blond platine, surnaturel. En face de lui, deux autres jeunes hommes, imposants, aux visages moins plaisants. Il y a encore beaucoup d'élèves et de nouveaux arrivants. Il y a même quelques professeurs.
Mais il y a surtout un imprévu. Elle s'appelle Maëlia. Elle est seule dans son compartiment. Elle vit seule avec sa mère. Elle ignore tout de son père.
Enfin..
Peut-être pas tout, en fin de compte.


Reconfiguration complète de la saga Harry Potter, & tout cela BY CYRILLE S.
Rien de méchant, c'est juste de l'imagination.













__C A S T I N G__


Harry Potter :: Daniel Radcliffe.
Hermione Granger :: Emma Watson.
Ron Weasley :: Rupert Grint.
Maëlia Soneil :: Sarah Riani.
Ginny Weasley :: Misha Barton.
Fred & George Weasley :: James & Oliver Phelps.
Lord Voldemort :: Ralph Fiennes.
Albus Dumbledore :: Richard Harris.
Alastor Maugrey :: Robert de Niro.
Hagrid :: Robbie Coltrane.
Prof. McGonagall :: Maggie Smith.
Prof. Rogue :: Alan Rickman.
Sirius Black :: Johnny Depp.
Lucius Malefoy :: Jason Isaacs.
Drago Malefoy :: Tom Felton.
Neville Londubat :: Matthew Lewis.
Seamus Finnegan :: Devon Murray.
Crabbe & Goyle :: James Waylett & Joshua Herdman.
Cornelius Fudge :: Robert Hardy.
Remus Lupin :: David Thewlis.
Gilderoy Lockhart :: Kenneth Branagh.




__O F F R E S__

Je refais vos habillages, vos articles (gratuit, sur demande).
Je fais des montages (pas de gifs) photos, des effets sur vos images
(payant : 1o commentaires pour un montage, 2o pour trois montages ; 1 à 5 commentaires pour les effets).
Par commentaires ou messages privés.


Blogs refaits : [x] [x]

# Posté le jeudi 30 avril 2009 12:42

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 17:43

Chapitre Un.

♫ Chapitre Un.


Harry Potter, accompagné de Ronald Weasley, fraîchement rencontré, passa le portail magique du quai N° 9 Trois quarts. Et arriva face au Poudlard Express, presque nez-à-nez avec la gigantesque locomotive rouge. Ron se dirigeait déjà vers les wagons. Harry ne le suivit pas tout de suite. Etonné de la chose improbable qu'il venait de réaliser (en l'occurrence : passer au travers d'un mur), il restait planté sur ce quai bondé, grouillant de monde. De sorciers et sorcières étudiants, chacun entamant une nouvelle année à Poudlard. Pour Harry, c'était la première. Il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre.
Il poussa son charriot. Hedwige poussa un petit cri. Quelqu'un tampona les bagages du jeune garçon.
- Oh, je suis désolée ! s'écria une jeune fille.
- Y a pas de mal..., murmura Harry en remettant ses valises en place.
La jeune fille était embarrassée. Elle lâcha son charriot et aida le garçon.
- Je m'appelle Maëlia. Je suis en deuxième année. Toi, tu viens d'arriver, n'est-ce pas ?
Harry fit oui de la tête. Maëlia sourit.
- Tu verras, Poudlard est un endroit merveilleux.
Elle posa le dernier sac à côté d'Hedwige et repris sa route, s'engouffrant dans un wagon, situé au milieu du train.
Harry chercha Ron des yeux. Il le trouva à l'avant, étouffé dans les bras de sa mère.
- C'est bon, Maman.. Il faut que j'y aille.
- Mon chéri, surtout fais bien attention à toi ! Tiens, prends ça.
Elle lui tendit un petit paquet en plastique transparent.
- Au cas où tu aies faim, ajouta-t-elle avec un grand sourire.
Ron rangea le sandwich dans sa poche de blouson, et entra dans le train, traînant ses bagages. Harry le suivit, saluant Mrs Weasley et la jeune soeur de Ron. Celle-ci lui adressa un sourire lumineux. Puis elle rougit.
Harry rentra le dernier bagage dans le wagon, puis les portes se refermèrent.
Il rejoignit Ron dans un compartiment.

Maëlia faisait plus ou moins la même chose. Une fois ses affaires dans les filets, au dessus de sa tête dans le compartiment, elle s'assit et engagea la conversation avec ses amis de l'an passé. Louise Jones et Ema Bledd étaient elles aussi en deuxième année à Gryffondor. Jonathan Dease et Helena Finn étaient leurs aînés d'un an, Jonathan à Gryffondor, Helena à Serdaigle.
- Comment se sont passé tes vacances ? demanda Louise, à l'intention de Maëlia.
- C'était chouette. Avec mes parents, nous avons visité l'Egypte.
- Quelle chance ! s'écria Ema. Nous, nous sommes restés chez nous. Mais je ne me suis pas ennuyée, mon père m'a appris de nouveaux sorts. Regardez.
Elle posa dans sa main une petite plume, vieille et cassée.
- Deletrius !
La plume disparut.
Tout le monde se réjouit.
- C'est super ! s'exclama Jonathan. Les sortilèges de disparition ne sont enseignés que pour les élèves préparant leur ASPIC !
Ema était fière d'elle.
- J'ai déjà un avantage sur eux ! plaisanta-t-elle.
Ses amis rièrent.

Le voyage, lent pour certains, rapide pour d'autres, se déroula sans encombre particulière.
Bien qu'un certain Neville Londubat se désola d'avoir perdu la totalité de ses chaussettes. Le voleur n'a pas été retrouvé.



Petite introduction douce dans l'histoire,
ne soyez pas déçu(es), l'action viendra plus tard.
J'installe d'abord le décor.

Bises à vous. Donnez-moi vos avis :D.

Cyrille.

# Posté le samedi 18 juillet 2009 12:28

Modifié le lundi 17 août 2009 17:07

Chapitre Deux.

♫ Chapitre Deux.


Le professeur McGonagall se tenait devant les élèves de première année, le Choixpeau au bout des doigts.
- Harry Potter ?
Un long et insoutenable silence s'en suivit. Ema se pencha doucement à l'oreille de Maëlia.
- Tu as bien entendu ce que je viens d'entendre ? chuchota-t-elle.
Maëlia acquièça. Tout le monde avait bien entendu. Harry Potter, le Survivant, était parmis les élèves de Poudlard, et comme chacun, s'apprêtait à commencer une année d'enseignement magique. Sauf, qu'il l'eu souhaité ou non, ses années à Poudlard allaient être bien plus différentes que celles de l'ensemble des étudiants. Celles de ses amis probablement aussi.
Mais, au fond d'elle, Maëlia s'en fichait pas mal. Ce garçon allait être adoré par ci, détesté par là, et elle ne voulait pas se mêler de ce genre de ragots et de potins. Mis à part le fait qu'Harry ait survécu à Celui-dont-on-de-doit-pas-prononcer-le-nom, ce jeune garçon était inintéressant, et banal.
Maëlia se redressa sur sa chaise pour l'apperevoir mettre le Choixpeau. Oui, comme elle l'avait pensé l'instant d'avant, Harry Potter était très banal. Il n'avait pas le physique d'un héro, ni celui d'un looser. Juste le physique d'élève de première année, terrifié par le drôle de chapeau parlant, le monde, et le gigantesque château aux tendances baroques.
La Cérémonie continua dans le calme, chacun rejoignit la table de sa propre maison. Maëlia fut intriguée par un étrange jeune homme, envoyé à Serpentard, prétencieux, populaire à en juger par l'accueil qu'il reçu, des cheveux blond platine plaqué en arrière. Elle le détestait déjà.
- Tu ne manges pas ? s'inquiéta Jonathan.
Maëlia secoua la tête.
- Si, si ! Je pensais juste... Non rien.
Elle se servit un grand verre de jus de citrouille, et entama son délicieux repas.


Deux grands jeunes hommes roux, qui ressemblaient étrangement à Ron, se levèrent et tendirent joyeusement la main à Harry.
- Salut Harry ! dirent-ils d'une même voix.
- Moi c'est Fred ! dit le premier.
- Et moi je suis George.
- Ce sont mes frères, sourit Ron.
Harry serra chaleureusement les mains des jumeaux charismatiques, s'assit et discuta avec les autres convives. Il fit la connaissance de Seamus Finnegan, Dean Thomas. Hermione Granger, l'intello du train, s'était également jointe à eux. Harry l'aimait bien, mais il lui semblait qu'une tension s'était déjà installée entre elle et Ron. Dans un sens, c'était plutôt amusant.
Le repas se déroula dans la joie et la bonne humeur, les plats étaient plus savoureux les uns que les autres, les boissons sucrées délicieusement.
Harry et Ron, en suivant Percy (un autre frère de Ron. Harry se demanda combien ils étaient, chez les Weasley...) le préfet de Gryffondor, jusqu'à leur salle commune, se traînaient, le ventre trop plein pour avancer rapidement. Une fois installés dans les dortoirs (ils partageaient leur chambre avec Neville Londubat, ce drôle de bonhomme qui ne semblait vivre que pour Trevor, son crapeau, Seamus et Dean.), ils plaisantèrent quelques instants, partagèrent leurs premières impressions sur le château, les professeurs attablés, etc., puis se couchèrent, et s'endormirent sans tarder.
La journée avait néanmoins été éprouvante pour tout le monde.


- Granger, c'est ça ?
Hermione se retourna vers la grande jeune fille rousse. Un air de pimbêche, ses longs cheveux orange foncé, méchés de blond, descendant en cascade sur ses épaules. De grands yeux perçants marquaient son visage, comme deux flèches sur un arc. Aussi perçants, aussi fixes et pointus.
- Oui, c'est moi, dit fièrement Hermione, ne voulant pas se laisser marcher dessus par une deuxième année. Je m'appelle Hermione.
La rousse se radoucit immédiatement. Ses amis, derrière elle, ne semblaient pas avoir remarqué Hermione. La jeune rousse se pencha vers elle et lui demanda, souriante.
- Comment il est, Harry Potter ?
Ses amis se tapèrent le front en même temps.
- Louise ! s'écria l'une d'entre eux. Laisse-la tranquille ! Surtout pour lui demander ça...
Hermione était surprise par la question.
- Mais je veux savoir ! s'entêta Louise.
Elle entraîna Hermione à part.
- Il est aussi mignon de près ? Il est gentil ? Il est intelligent ?
Hermione fronça les sourcils.
- Je ne le connais que depuis quelques heures...
Louise soupira.
- Laisse tomber... C'est pas grave. Bonne nuit !
Elle s'empressa de rejoindre ses amis. Ils s'en allèrent, sans même faire attention à Hermione, à présent seule, dans le couloir qui menait aux dortoirs. Elle grimpa les escaliers, ne pris même pas la peine de dire bonsoir à ses collocataires de chambre, se coucha et s'endormit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.


Un petit rayon de soleil se posa juste sur la paupière de Drago Malefoy. Il cligna des yeux, mécontent de ce désagréable réveil. En plein dans les yeux ! Il ne pouvait pas rêver mieux ! Il se redressa, furieux. Puis se calma, regardant sa chambre, encore endormie. Il sourit, malicieux.
Il se leva, s'habilla tranquilement. Puis ouvrit en grand les rideaux de toute la pièce.
- Debout ! Crabbe, Goyle ! Allez, c'est l'heure ! Le petit déjeuner nous attend. Et j'ai faim.
Les deux lourdeaux se réveillèrent péniblement. Au bout de quelques instants, tous trois étaient prêts, et ils decsendirent dans la Grande Salle. Drago repéra un petit groupe de première année, tout comme eux. Un brun, un roux et une fille avec de longs cheveux châtains, et épais.
- On y va, dit Drago, aux deux autres.
Ils se dirigèrent rapidement vers Harry, Ron et Hermione. Drago bouscula l'épaule du roux.
- Tiens... Comme on se retrouve !
Hermione enrageait déjà.
- On a pas de temps à perdre avec toi !
Elle entraîna ses nouveaux amis de l'autre côté de l'offense, et ils descendirent les escaliers à toute vitesse, afin d'être tranquilles.
- Je ne le supporte pas ! s'écria Hermione. J'ai bien l'impression qu'il va nous coller aux souliers jusqu'à la fin de l'année...
- Il n'aime pas ma famille, intervint Ron. Son père travaille au Ministère de la Magie, avec le mien. Ils ne s'entendent pas vraiment...
- Ton père travaille au Ministère de la Magie ? s'étonna Harry.
- Ouai.
- Il en a de la chance !
Ron haussa les sourcils.
- Si on veut...
Il s'assit devant un plat de pâtisseries, immité de ses deux amis. Ils engloûtirent leur petit déjeuner, et se dirigèrent dans la salle des potions, aux cachots. Le premier cours de la journée. C'est avec le professeur Rogue que commençait leur emploi du temps. Ils partagaient ce cours avec les première année de Serpentard.
- Ca veut dire que Malefoy va encore venir nous chercher des ennuis..., râla Ron.
- Ignorons-le, suggera Hermione.
Les élèves choisient d'attendre leur professeur à l'intérieur de la salle de classe. Le trio s'installa au milieu des rangs. Malefoy et compagnie s'assirent dans le fond, au grand soulagement d'Hermione.
La porte claqua soudain, et Rogue entra. En trois longues enjambées, il avait silencieusement traversé la salle.
- Les potions..., sussura-t-il, en se retournant face à ses élèves.
Malefoy jubilait. Son père lui avait tellement parlé de Severus Rogue ! Un homme admirable, quoi que parfois passif, en retrait. Peu importait à Drago. Il le contemplait, il l'admirait. Quelle classe, dans ses vêtements entièrement noirs, neutres. Ce regard si froid, si mystérieux... Tout ce dont Drago raffolait.
- Il ne s'agit pas seulement de s'amuser à mélanger des ingrédients. Ce n'est pas un jeu.
Rogue parcourait les rangées de tables, et suivait des yeux les regards impressionnés, craintifs qui se posaient sur lui.
- Au programme, cette année...
Il annonça la totalité des potions à étudier au cours des prochains trimestres, ainsi que leur propriétés. Les élèves ressortient silencieux du cours, une pile de devoirs à rendre pour le lendemain.
- Ca commence bien..., soupira Ron.
Hermione secoua la tête l'air indigné, et Harry esquissa un sourire en coin. Il donna un coup de coude compréhensif à Ron, et ils suivirent ensemble Hermione, qui les guidaient vers le cours de botanique.
En effet, l'année commençait gaiement !




Impressions ?
L'action viendra petit à petit, don't worry :).

Cyrille.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 17:30

Modifié le lundi 17 août 2009 17:07

Chapitre Trois.

♫ Chapitre Trois.


Hermione, allongée dans son lit, observait le plafond de la chambre, perdue dans ses pensées. Elle récapitulait dans sa tête les évènements de la journée. Le deuxième cours de Potions, catastrophique, où Gryffondor avait perdu cinquante points. A cause de Harry, ça ! S'il avait ignoré les remarques de Malefoy, au lieu de lui répondre ! Rogue n'aurait pas puni leur maison...
Mais il était trop tard, et les remords étaient inutiles. Hermione se concentra instant sur Malefoy. En réalité, elle préférait l'appeler Drago, dans sa tête. Elle trouvait ça un peu étrange. Malgré le fait qu'elle le haïssait, il gravait en elle une fascination étonnante, incompréhensible. Elle ignorait le nom d'un pareil sentiment, et elle se rassurait en se disant que c'était certainement la confusion de tous ces nouveaux évènements qui se bousculaient dans sa tête. Elle fit le vide dans ses pensées.
Tous comptes faits, elle doutait de son précédant raisonnement. Les nouveaux évènements n'avaient rien à voir avec cette fascination détestable. La jeune fille essaya de déterminer d'où elle venait. Elle décortiqua chaque partie de Drago. Elle se sentit comme éblouie par ses cheveux blond platine, illuminée par ce soleil de grande chaleur. Un soleil froid, un soleil blanc. Les mains délicates du garçon, pâles, agiles, parraissaient lui caresser la joue, et elle appréciait presque la douceur de ses doigts de craie sur sa peau. Elle coula dans l'océan de ses yeux, profond, mystérieux, tempétueux, et calme à la fois. Un regard déterminé, fixe, appuyé sur toutes choses qu'il rencontrait. Elle ne trouva aucune issue à ce regard si intense.
Elle se redressa d'un bond, haletante.
- Ca ne va pas, Hermione ? s'éveilla Lavande Brown, inquiète.
Hermione ne répondit pas. Elle avait peur de ce qu'elle venait de penser. Et ne voulait plus qu'une chose : oublier tout de suite, et pour toujours tout ce qu'elle venait de s'imaginer. Elle se leva, manqua de tomber, et courut dans les escalers jusqu'à la salle commune. Elle se planta devant la cheminée. Là, la froideur de Drago ne l'atteindrait plus. Elle approcha un fauteuil près du feu, s'y blottit et y trouva le sommeil.
Elle dormit du mieux qu'elle pu, ses rêves peuplés de soleils blancs, et de mers abyssales, au reflets envoûtants...


Neville, seul comme toujours, se réveilla tôt ce matin-là. Harry, Ron, Dean et Seamus dormaient encore. Il descendit à pas de loup jusqu'à la salle commune. Des avions de papiers volaient tous seuls, arpentant la salle de leurs chuchotis parcheminés. Neville regarda les vieux tableaux, encore endormis, bouger dans leur sommeil, parfois même ronfler. Il en sourit. Le jour perçait les lourds rideaux de velours rouges, retenus par des attaches en corde tissées dans du lin, d'une belle couleur miel. Neville adorait sa maison. Gryffondor était tellement chaleureux, que malgré sa timidité et sa peur de l'inconnu, il s'y sentait bien.
- Neville ?
Surpris, le garçon se retourna en sursautant. Il n'avait pas remarqué Hermione, recroquevillée sur un fauteuil, face aux braises encore ardentes du feu éteint. Il rougit jusqu'aux oreilles.
- Tiens, sa... Salut Hermione ! bégaya-t-il. Mais qu.. Qu'est-ce que tu fais là ?
Hermione chercha une réponse à toute vitesse.
- Euh... J'avais froid dans ma chambre. Très froid. En fait, j'étais gelée de la tête au pieds.
Ca n'était pas tout à fait faux.
Neville acquièça, et elle lui sourit.
- Tu crois que le petit déjeuner est servi ? demanda-t-il.
- Pourquoi ? rigola la jeune fille. Tu veux y aller en pyjama ?
Neville contempla sa tenue et se rendit compte qu'il n'avait pas pris la peine de se changer. Son teint vira à l'écarlate, plus encore.
- Ha... Je vais d'abord aller me changer...
Il remonta ni une, ni deux les escaliers. Hermione sourit et se leva. Elle avait encore sommeil, mais l'envie de dormir l'avait subitement quittée. Le sommeil était décidément trop dangeureux pour elle. Elle décida elle aussi de se changer, et d'aller faire un tour à la bibliothèque, en attendant le service du petit déjeuner. Elle rejoindrait Harry et Ron plus tard.


Maëlia s'était couchée tôt. Un erreur de sa part, la voilà debout trop tôt. Elle se baladait dans le château, cherchant une occupation. Elle entendit derrière elle des pas pressés. Elle se retourna, et vit une première année se faufiler dans la bibliothèque.
<< Pourquoi ne pas engager la conversation ? Histoire de passer le temps. >>
Elle fit demi-tour et entra dans la bibliothèque. Elle s'assit à côté d'Hermione.
- Bonjour, lui sourit-elle. Je suis Maëlia Soneil. Et toi, tu...
- Hermione Granger, répondit la jeune fille, sans lever le nez de son livre.
Maëlia hocha la tête.
- Tu as rencontré une de mes amies, l'autre soir. Louise. Tu sais, celle qui te demandait des renseignements sur...
- Harry. Oui, je t'ai reconnue.
Elle la regarda enfin.
- Enchantée, ajouta-t-elle.
Maëlia sourit.
- Granger est un nom qui ne me dis rien... Que font tes parents ?
Hermione rougit un peu et pinça légèrement les lèvres.
- Ce sont des moldus.
Maëlia hocha de nouveau la tête.
- Ils sont dentistes, fit Hermione.
Maëlia haussa un sourcil.
- C'est un métier qui consiste à soigner les dents. Mais que des moldus, évidemment.
Elle sourit. Maëlia le lui rendit.
- Et les tiens ?
- Ma mère travaille au Chicaneur.
- Intéressant, grinça Hermione.
Elle consulta la lourde horloge qui frappait le rythme des heures dans un bruit sourd. Il était l'heure du petit-déjeuner.
- Excuse-moi, dit-elle en fermant son livre, je dois rejoindre des amis. A plus tard.
Hermione se leva et disparu derrière les rangées de livres. Elle déposa son ouvrage et se rendit dans la Grande Salle. Maëlia resta un peu assise, puis se décida, elle aussi, à retourner en salle commune des Gryffondor pour y retrouver Louise, Ema, et Jonathan.
Hermione s'assit au milieu de la table Gryffondor, et attendit. Elle se servit un peu de jus de citrouille en observant les Poufsouffle matinaux déjà attablés, les quelques Serdaigle encore endormis sur leurs chaises. Elle ne regarda pas cependant les Serpentard, appeurée d'y voir de mauvaises surprises. Elle but son jus de citrouille, lentement, laissant son regard se perdre sur la foule d'élèves qui se précipitaient dans la Grande Salle.
- Salut Hermione ! dirent deux même voix.
Fred et George s'assirent à côté d'elle, en compagnie de Percy, qui ne lui prêta aucune attention.
- Bonjour, vous deux ! répondit-elle, joyeusement.
- Harry et Ron ne sont pas avec toi ?
- Je suis plus matinale.
Ils rièrent.
- On parle de nous ? demanda Ron, en s'asseyant en face de ses frères, Harry sur les talons. Celui-ci avait la mine fatiguée, et il ne semblait pas disposé à parler à qui que ce soit. Hermione s'inquiéta quand même.
- Ca va Harry ?
Il fit oui de la tête.
- J'ai été tiré du lit de force.
- Raconte ! s'écrièrent Fred et George.
Harry sourit.
- Neville s'est trompé de couchette, en voulant ranger son pyjama sous son oreiller...
Tout le monde éclata de rire. Même Hermione.
Mais elle cessa presque l'instant d'après.
Drago, Crabbe, et Goyle, suivis d'une tribu de Serpentard tous aussi avenants et aimables, venaient de faire leur entrée dans la Grande Salle.


Si Louise en pinçait pour Harry Potter, Helena, elle était plutôt du genre Drago Malefoy. Un beau blond orgueilleux, c'était le genre de personnes qu'elle appréciait. Classe, avec valeurs et principes tirés par les cheveux, pointilleux sur la coiffure, sur les fréquentations.
Une personne "bien", selon elle. Elle se demandait parfois ce qu'elle faisait à Serdaigle. "Intelligence, Sagesse, Travail"... Tu parles ! Helena était peut-être intelligente et raisonnable, mais elle avait horreur de travailler. Sauf pour obtenir ce qu'elle voulait.
Elle aurait tant voulu être à Serpentard... Cette maison-là lui correspondrait tellement mieux !
Elle finit son petit déjeuner, et s'empressa de suivre le beau blond de première année, hâtée de lui parler. Elle le rattrapa dans le couloir, suivant les escaliers de la Grande Salle.
Elle lui tapota l'épaule. Il se retourna dédaigneux, lança ses questions du regard. A savoir : Qu'est-ce que tu veux ?
- Ton père travaille au Ministère de la Magie, non ? dit Helena, heureuse d'avoir si vite trouvé un sujet de conversation.
Drago pris un air fier et plus prétencieux que jamais. Helena était aux anges.
- C'est exact. Tes parents aussi, je suppose ? Peut-être que je les connais.
En effet, Mr et Mrs Finn travaillaient tous deux au Ministère.
- Oui, ils travaillent au Département des Transports Magiques. Au Centre d'Essai de Transplanage.
- Intéressant, fit Drago. Nous sommes pressés, on y va, ajouta-t-il en reprenant son air dédaigneux et continuant son chemin.
- Okay, murmura Helena. A plus tard ! dit elle, haut.
Drago leva la main, sans se retourner, suivis de ses deux lourdeaux de copains.
- Ils sont vraiment énormes, ces deux-là, se dit Helena.
Quelqu'un la retourna par l'épaule. Jonathan.
- Tu parles à Malefoy ?! s'exclama-t-il.
Helena était gênée. La tension Gryffondor-Serpentard était évidemment inévitable...
- Ca ne te regarde pas, fit-elle en pinçant les lèvres.
- Ni'mporte quoi, soupira Jonathan en secouant la tête. Allez, viens. On a un cours d'Histoire de la Magie ensemble.
Vexée, Helena le suivit à contre-coeur. En plus, elle avait horreur de l'Histoire de la Magie.


Crabbe et Goyle étaient impressionnés.
- C'est fou tout le monde qui te connaît, Drago ! s'exclama Goyle.
- C'est parce que mon père est très réputé, dans le monde de la magie. C'est un homme important.
- Ca, on n'en doute pas !
Drago se retourna. Trois filles, Gryffondor, se tenaient appuyées contre le mur du couloir. L'une d'entre elle, très jolie, parraissait gênée de l'intervention de son amie, une rousse, les cheveux plutôt foncés méchés de blonds, le regard et le sourire malicieux. L'autre était plus petite, plus enfantine. Elle avait un air idiot affiché sur le visage. La rousse s'avança vers Drago.
- Tu sais, Maltroy...
- Malefoy, corrigea le blond.
- Peu importe. Le jour où "Modestie" entrera dans ton dictionaire, tu seras quelqu'un de bien.
- Et toi, le jour où te mêlera de tes affaires, tu seras quelqu'un... de moins bien que moi. Mais ce sera mieux que maintenant.
Crabbe et Goyle s'esclaffèrent.
Louise ignora la remarque.
- Je t'ai vu, tu cherches des ennuis à Harry Potter et ses amis.
Drago eu un vilain sourire.
- Tiens... Ils t'intéressent, ceux-là ?
Louise rougit intérieurement. Elle se contrôla pour ne rien parraître devant Malefoy.
- Ils sont dans ma maison. Il est normal que je veuille les défendre. Méfie-toi, Malefoy. Je connais... plutôt bien les préfets.
Elle lui fit un clin d'oeil ironique et s'en alla, ses amies sur les talons.
- Une Fan et un Anti-Malefoy de plus aujourd'hui, fit le garçon. Il va falloir que je m'habitue...
Il ria maléfiquement, comme les méchants dans les dessins-animés, et continua sa route. Ses deux amis sur les talons.


Comme tous les jours de la semaines, les première année de Gryffondor partagaient un cours ou plus aves les Serpentard. Hermione, rouge jusqu'aux oreilles, ne savait plus où se mettre. Et pour courronner le tout, Drago, Crabbe et Goyle s'assirent juste à côté d'eux, pendant le cours de Sortilège du professeur Flitwick. A seulement un espace entre deux tables d'écart entre elle et le blond, Hermione sentit des gouttes de sueur perler sous ses cheveux épais. Elle se tortilla sur sa chaise et se concentra sur le Wingardium Leviosa que tentait désespérément de leur apprendre le professeur Flitwick. Elle tremblait tellement, de honte et de rage à la fois, peut-être d'autre chose, elle ne savait pas, que sa plume refusait de décoller du bureau. Celle de Harry planait déjà à hauteur des yeux de celui-ci.
- Alors, on pert ses moyens, Granger ? se moqua Drago.
S'en fut trop pour Hermione. Elle rangea sa baguette et demanda l'autorisation à Flitwick d'aller au toilettes. Elle y courut du plus vite qu'elle pu, tamponant au passage un grand jeune homme (de troisième ou quatrième année), la peau sombre mais ensoleillée, des yeux d'une agréable couleur miel.
- Hé, t'es sûr que ça va ? lui demanda-t-il, en lui tenant l'épaule, pour qu'elle reprenne ses esprits.
Hermione, déboussolée par le choc, cligna plusieurs fois des yeux.
- Oui... Oui, ça va.
Elle le remercia et le laissa là, filant vers les toilettes.
Jonathan la regarda partir, puis se rendit là où il avait décidé d'aller.
Hermione poussa les battants des toilettes, et s'aspergea d'eau jusqu'à ce que ses larmes se mêllent aux gouttes fraîches qui lui envahissaient le visage.
- Mais que t'arrive-t-il ? demanda un fantôme, jeune fille brune avec des couettes, des lunettes rondes sur le nez.
- Oh, tu... Tu es Mimi Geignarde, c'est ça ? hoqueta Hermione.
Mimi gloussa.
- Oui. Et je suis très curieuse.
Elle fondit sur la jeune fille.
- Qu'est-ce qui t'arrive pour être aussi triste ?
Hermione sécha ses larmes.
- Je ne sais même pas, en fin de compte. Je me sens très mal à l'aise en présence d'une personne. C'est de la haine, mais il n'y a pas que ça. Il y a quelque chose de complètement différent...
Elle sanglota de nouveau. Mimi explosa d'un rire rocailleux.
- Quand je vais dire ça à qui voudra bien l'enteeendre ! s'écria-t-elle. Qui est la personne en question ?
Mimi approcha son visage de celui d'Hermione, souriante, avide d'autres informations.
Hermione était furieuse contre le fantôme. Elle pensait avoir trouvé quelqu'un à qui se confier, et qui garderait le secrêt... Elle s'était trompée.
- Je ne te le dirais pas ! J'ai pas envie que tout le monde se fasse des idées !
Mimi souriait toujours.
- Mais si ce sont des idées vraies, c'est juste toi qui a honte de ce que tu as là-dedans !
En riant, elle lui tapota le front avec son doigt transparent. Puis éclata d'un grand rire, et repartit dans sa cuvette. La chasse se tira. Puis plus rien.
Hermione s'assit contre le mur. Posa une des plumes qu'elle gardait sur elle, par terre. Sorti sa baguette.
- Wingardium Leviosa !
La plume s'envola. Hermione se leva, satisfaite et repartit en classe. Elle s'assit sans frémir à côté de Malefoy.
- Alors, cracha celui-ci, tu as bien rendu ton petit déjeuner ? C'est pas digeste, hein, l'échec.
Elle se tourna vers lui en souriant.
- Non, je n'ai pas "rendu". Je t'ai simplement imaginé nu. Ca ma redonné envie de rire.
Drago pâli, furieux.
Hermione rit, puis se rendit compte qu'elle se l'imaginait vraiment. Mais peu lui importait.
Si ça devait se passer comme ça. Le temps éclaircirait ce sentiment étrange et sans nom qui l'obsédait.
Elle avait peut-être un plan pour accélerer le processus...


Impressions ?
Vous avez probablement déjà dû deviner certaines choses,
mais sachez qu'il y avait beaucoup d'énèvements que je souhaitais voir
plus que tout au monde venir dans la saga !
J'espère qu'ils vous plairont autant qu'à moi,
et que je saurais bien les retranscrire.

Bises à vous.

Cyrille.

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 16:41

Modifié le lundi 17 août 2009 17:07

Chapitre Quatre.

♫ Chapitre Quatre.


Parenthèse sur Harry Potter & le Prince de Sang Mêlé :
Tout bonnement extraordinaire !
Moi que me suis catégoriquement ennuyée à lire le livre,
je me suis régalée en voyant cette adaptation !
Très réussi, je tire mon chapeau au réalisateur.








Severus Rogue n'était pas seulement impliqué dans une affaire étrange, lugubre et de la plus haute importance. Il était aussi hanté depuis de nombreuses années par l'esprit de Lily Evans, son premier et dernier amour. Et voilà qu'arrive ce Potter, ce Harry. Son fils. Au fond de lui, Rogue était soulagé et attendri. Il se disait que le sang de Lily coulait dans les veines du jeune garçon.
Mais d'un autre côté, Severus le détestait. Il le haïssait plus que tout. Il osait le narguer avec sa vivalité, se moquer de lui en faisait ressurgir en lui des souvenirs troubles et éloignés. Harry n'était qu'un poison pour Rogue. Mais un poison si délicieux qu'il était impossible de ne pas y goûter. Tangeant entre le Bien et le Mal, Rogue se perdait. Habité par cet étrange sentiment d'haine par amour, il se forçait également à se concentrer sur cette affaire plus que sérieuse qui courait les couloirs du château.
On avait confié à Dumbledore et à Poudlard la Pierre Philosophale, et cette mission n'était pas sans risques. Severus lui-même avait pris certaines mesures de sécurité. Mais surtout, il se méfiait.
Il marchait, rapidement, dans les couloirs de l'école, gardant la tête basse. Ses petits yeux noirs perçants comme un bec acéré de faucon guettait le moindre mouvement autour de lui. Il fusillait les élèves du regard, détestant leurs manières d'être heureux, haïssant leurs airs de bons étudiants.
Un jeune garçon, de première année, des lunettes rondes posées en vrac sur le nez, tamponna le professeur en plein buste. Il releva le regard.
- Potter...
- Excusez-moi, professeur. Je ne regardais pas où j'allais.
Harry s'écarta. Ron pouffait, et Hermione semblait gênée. Rogue se tourna lentement vers le roux, l'air faussement étonné.
- Quelque chose d'amusant à nous raconter, Weasley ?
Ron s'arrêta brusquement de rire.
- Euh... Non, professeur.
Harry sourit discrètement.
- Je vous conseille de faire attention, siffla glacialement Rogue.
Ron déglutit.
- On doit y aller, intervint Hermione. Pardonnez-nous, professeur.
Elle tira les garçons et continua son chemin. Severus se retourna froidement, les suivant du regard. Hermione s'arrêta, puis tourna les talons vers son professeur. Elle lui tendit un gros parchement, parfaitement roulé.
- Le devoir de Jeudi, monsieur.
Severus pris le parchemin, tout en la dévisageant. Il ne la remercia pas. Hésitante, la jeune fille roulait sans cesse des yeux, ne sachant où poser son regard. Elle finit par baisser la tête et revenir d'un pas pressé auprès de ses amis, qui reprirent leur route.
Severus resta un instant dans un flottement psychique, oubliant le monde qui l'entourait. Il regarda les cheveux fauves de la jeune fille voler derrière elle, ondulant au rythme de ses pas. Ceux-là n'étaient pas roux, mais ils n'en étaient pas moins ravissants...


Neville était très heureux. Pas pour grand chose, certes, (il ne lui en fallait pas beaucoup pour lui donner le sourire) mais il avait néanmoins rire aux lèvres. Tout simplement parce qu'il se dirigeait (seul, mais il s'en moquait) vers la Serre n°3, là où avait lieu son cours de botanique. Cours que les Gryffondor partageaient avec les Serpentard, encore une fois. Habituellement, cela aurait inquiété Neville. Mais il était si content qu'il passa outre ses craintes, et sautilla joyeusement jusque devant la Serre.
- Bonjour Professeur Chourave ! lança-t-il à la femme petite et dodue, qui ouvrait les portes de la petite véranda végétale.
- Bonjour Mr. Londubat, lui sourit-elle. Toujours en avance ! Vous êtes un élève modèle !
Neville était très fier. Enfin quelqu'un qui le mettait en valeur ! Depuis qu'il était entré à Poudlard, il avait l'impression d'être la tête de Turc de tout le château. Harcelé par un groupe de quatrième année impérieux de Serdaigle, snobé par la plupart des gens de sa maison (mis à part les Weasley et Harry Potter, ce qui le rassurait un peu), et gêné vis-à-vis de toutes ces filles qui gloussent, qui se moquent à chaque fois qu'il croise leur chemin, il se sentait mis à l'écart, et loin d'être intégré. Oui, il avait de grandes dents. Et oui, il avait un crapeau. Mais ça ne faisait pas de lui un phénomène de foire ! Ni un monstre ! Il n'aimait pas vraiment cette ambiance, et il était soulagé à chaque fois qu'il était en classe, où il pouvait se concentrer sur le cours et l'apprentissage, plutôt que de subir ces moqueries.
- Merci.
Il sourit.
- Qu'allons-nous étudier, aujourd'hui ?
- Nous allons observer et rempoter des Solynirs. Vous verrez, Mr. Londubat, c'est plutôt étonnant !
Elle lui sourit largement et entra dans la Serre, se dirigeant vers une petite pièce interdite d'accès aux élèves.
- Vous pouvez vous installer ! cria-t-elle depuis son sas. Je prépare les fougères en attendant les autres élèves, et je suis à vous.
Rayonnant, Neville se plaça au premier rang, histoire de mieux profiter encore de son cours favori.



Maëlia croisa ce jeune homme plusieurs fois dans la semaine. Supersticieuse, elle se demanda si ça n'était pas un signe. Il était à Serdaigle, en troisième année. Un garçon charmant, des cheveux blonds soigneusement coiffés à la rebelle, ce qui lui donnait un air sagement extravagant. Il semblait être populaire, autant auprès des garçons qu'auprès des filles.
Les signes étaient de plus en plus nombreux, mais Maëlia se demanda si elle ne se prenait pas trop la tête. Si ça se trouve, c'était elle qui faisait en sorte que ces mystérieuses "conïncidences" aient lieu. Comme le jour passé, en cours de Divination. Qu'avait-elle vu, dans les feuilles de thé ? Un jeune homme, et comme un prince charmant, pardi ! D'autant plus que le professeur Trelawney n'avait pas vraiment arrangé la vision des choses : emballée dans ses visions et transes en tous genres, elle avait déblaté quelque chose d'à moitié compréhensible concernant les choix amoureux dans une vie.
Maëlia aussi s'était emballée. Elle s'était presque décidée à aller lui parler. Mais elle s'était raisonnée. Et avait conclu qu'à douze ans, on a bien autre chose à faire que de chercher son prince charmant. Surtout quand il est dans le même château que soi. Et qu'il y est pour encore quatre longues années.
Elle le croisa, innocemment, encore une fois dans les couloirs. Elle ne pu s'empêcher de le regarder.
- Alors, Cédric, tu viens ? le pressa un de ses amis.
Le garçon regarda un instant Maëlia, ayant remarqué qu'elle l'observait. Celle-ci rougit jusqu'aux oreilles et détourna le regard.
- Ouai, ouai, j'arrive.
Il la quitta des yeux et suivit ses amis. Maëlia le regarda s'éloigner.
- Cédric..., murmura-t-elle.
Plantée au milieu du couloir, elle ne remarqua pas le troupeau d'éléphants de septième année qui courait au plus vite, Dieu sait pourquoi. Elle se prit de plein fouet deux des élèves, qui ne firent pas attention à elle. Du haut de ses douze ans, elle essaya de rester sur ses pieds.
Rien à faire, elle s'écroula comme un âne mort, et de gentils élèves de Poufsouffle prirent l'initative de prévenir Mme Pomfresh.



Louise, Ema, Helena et Jonathan entrèrent avec fracas dans l'infirmerie. Mme Pomfresh les réprimanda, mais ils s'en moquèrent.
- Mais que s'est-il passé ? s'écria Louise, en se ruant sur Maëlia, allongée sur un lit blanc.
- Je ne me souviens pas vraiment. Je me suis faite bousculer.
Son amie éclata de rire.
- Et tu finis à l'infirmerie à cause d'une bousculade ?
Maëlia grimaça.
- Ils étaient en septième année...
Louise se radoucit, et, avec les autres, s'assirent auprès de la blessée, parlant de la pluie et du beau temps.



Jeunes et fragiles. Mais ce n'est qu'un détail. Quand les sentiments prennent le contrôle, on grandit plus vite qu'il ne faudrait...



Impressions ?
Je tenais tout de même à préciser certaines choses.
Ce sera probablement une longue fiction,
naturellement, puisque je reconfigure la saga.
Ce qui fait que, dans ce premier Opus,
PAS DE COUPLE :P !
Désolée, les amis ^^. Dans un premier
tableau, il faut plutôt insister sur de l'intrigue, n'est-ce pas ?
Des sentiments troubles, inconnus, dangereux...
Mais nos héros n'ont pas encore le courage de passer
à la pratique... Patience ! Vous les aurez, vos baisers :P.

Je vous embrasse.

Cyrille.

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 17:32

Modifié le lundi 17 août 2009 17:07